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Marine Nationale Algérienne |
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La Base Navale de Mers El Kebir |
L'Entreprise de Constructions et de Réparations Navales - ECRN - |
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La Base Navale de Mers El Kebir :
Le Grand port, traduction française de Mers El Kebir, est actuellement la principale base maritime Algérienne. Sa position naturelle et stratégique, a jouée des rôles économiques et militaires très important dans l’histoire, car sa proximité au sud de l’Europe et de Gibraltar, lui donnèrent la capacité de surveillé toute la Méditerranée.
Passant de simple port de commerce à une énorme base militaire, équipé d’une imposante flotte de combat, il fut au centre des combats entre Croisés et musulmans et entre espagnols et Ottoman. Ces guerres permirent à la marine algérienne, d’avoir une expérience dans les domaines de la navigation et dans les combats navals, permettant au pays d’avoir une main mise sur toute la mer méditerranée et même dans l’océan atlantique, ou la marine algérienne, débarqua à plusieurs reprisse sur les cotes d’Irlande et du Danemark.
Le port fut crée en 480 A.J, par les Phéniciens, fondateur de Carthage, et fut le plus souvent sous la convoitise des grandes puissances navales. Il fut au XIIe s un des arsenaux le plus important de la marine militaire du souverain Almohade Abd El Moumen. Les sultans Ziannides de Tlemcen, y firent bâtir, au XVe s, une petite ville qui, après la chute de Grenade, devint un nid de forbans. Occupé par les Portugais de 1415 à 1437, puis de 1471 à 1477, Mers El Kebir, tomba en 1505 aux mains des espagnoles, Oran ayant été pris en 1509. Il furent chassé par les Frères Aroudj et Barberousse, qui sont les fondateurs de la marine algérienne. Puis il fut ré-envahi par les Français le 14 décembre 1830.
Au moment de l’armistice de juin 1940, une partie de la flotte française, réfugiée en Afrique du nord, se trouvait réunies dans la baie de Mers El Kebir. Le 3 juillet, un officier de la marine britannique remettait un ultimatum au vice-amiral Gensoul, commandant de l’escadre française. Les trois conditions retenues dans cette note furent rejetées par le gouvernement de vichy, l’escadre britannique ouvrit alors le feu sur la flotte française, sautant ainsi le cuirassé Bretagne et la majorité des navires français présent. 1200 marins furent tués.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des travaux d’aménagement pour une base militaire moderne furent entrepris par les Français. Des mures de quais, male et terre-plains furent construits amenant la surface d’eau abritée à 330ha. Celle ci est délimitée au Nord par une jetée de 1750m, qui s’appuie à l’Ouest sur la pointe du fort et se termine par une brise-lames de 650m et d’une seconde jetée de 2500m. L’ensemble de l’ouvrage maritime fut complété par des ouvrages souterrains, destinés aux installations essentielles de la base, arsenal, Park à hydrocarbure, etc. Ces aménagements creusés sous le Djebel Murdjadjo, couvert par 300 a 400m de roc, avaient fait de Mers El Kebir, la première base navale et le premier port anti-atomique de la méditerranée. Les travaux furent achevés en 1956, avec une superficie totale de 15 hectares sous roc, repartie sur 4 étages et pouvant abriter des unités navales de grandes envergures sous les rochés. Apres les accords d’Evian, la France resta au port jusqu'en 1968.
Le 31 janvier 1968, une petite fête fut organisée à six heures du soir, pendant la quel, les couleurs françaises furent baissées. Le commandant de base Warner, reçus alors, le commandant de la 2eme région militaire N’hari. La faite de rétrocession officielle fut organisée 1 février 1968, pendant la quelle, l’hymne national algérien retenti sur la base pour la première fois depuis plus de 138 années de colonisation. Les clefs de la base furent remises à Chadli, membre du conseil de la révolution. Les personnalités présente visitèrent alors les premières unités navales algériennes à entrées au port, un torpilleur et un patrouilleur.
Vue par satellite du port de Mers El Kebir
La base peut recevoir des dizaines de navires de grande envergure et dispose en plus d'un héliports pour l’atterrissage des hélicoptères. La couverture aérienne est assurée par les avions de combats de la base aérienne de Bousfer. La défense de surface est assurée par le 1er Groupe de Missiles de Défense Côtière.
Cette base represente aussi le siége des constructions navales de la Marine Nationale avec l'ECRN et a à son actif la fabrication de plus de 40 navires de differentes types, allant des petit remorqueurs, aux vedettes rapides en passant par les corvettes lance missiles.
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